The Invader (l’Envahisseur)

The Invader, L’Envahisseur en français, est le premier film du jeune réalisateur belge Nicolas Provost. Un film très prometteur.

Ce n’est pas un film bavard. Sa force est de montrer par des images les choses qui pourraient être dites par des mots. A cet égard la scène d’ouverture en est un bel exemple. Une femme blanche nue sur une plage se lève et voit des hommes noirs échoués sur la plage. En arrière fond on voit d’autres personnes nues se précipiter pour les aider, alors qu’elle ne fait que regarder. Elle s’arrête devant les deux dernières personnes échouées, et regarde un homme fort sauver son ami mal en point.

Cette personne, c’est l’Envahisseur, le personnage joué par l’excellent Issaka Sawadogo qu’on verra évoluer tout au long du film. On le verra ainsi aux prises avec les trafiquants d’êtres humains, les passeurs, ces esclavagistes modernes, on le verra errer seul dans les rues, le jour, la nuit. À plusieurs moments le film peut faire penser à un Gaspar Noé. N’en disons pas plus.

Nicolas Provost est un jeune réalisateur à suivre. Nous attendons son prochain film avec impatience.

Carré Blanc

Carré blanc est un film français réalisé par Jean-Baptiste Leonetti sorti en 2011.

Avec Sami Bouajila dans le rôle de Philippe, Julie Gayet dans celui de Marie, Jean-Pierre Andréani : Patrice, Carlos Leal : Jean-Luc, Dominique Paturel : François Malvy, Fejria Deliba : la mère de Philippe, Valérie Bodson : Lise, Viviana Aliberti : Sylvie, Majid Hives : Philippe jeune, Adèle Exarchopoulos : Marie jeune, Nathalie Becue Prader : la psy, Marc Lefebvre : Un candidat

Ce film à petit budget dépeint une dystopie, c’est-à-dire une société imaginaire qui, de manière opposée à l’utopie ne serait pas la meilleure qui soit, mais la pire.
Le personnage de Philippe voit sa mère se suicider. Il est envoyé dans une institution ayant pour but de remettre dans le « droit chemin » des personnes dont les membres de leur famille se seraient suicidés ou qui auraient tenté eux mêmes de le faire. On leur apprend à vouloir vivre et ce vouloir vivre semble être en corrélation avec le fait d’écraser les autres. Philippe tente de se suicider, mais une jeune fille, Marie, l’en empêche. On retrouve plus tard Philippe et Marie mariés qui n’arrivent pas à avoir d’enfant. Philippe est devenu un membre important de cette société de l’illusion et de la dissimulation paradoxalement assez transparente. Tous les matins, après avoir caché la cicatrice qu’il a au coup, trace de sa tentative de suicide, il se rend au boulot, gare sa voiture au parking et fait passer toutes sortes de tests à des personnes qui semblent vouloir travailler pour sa boîte. La mort est omniprésente dans ce film. Les personnes qui meurent sont mises dans des sacs, sur lequel on peut voir le logo d’une firme, toujours la même, puis dans des camions frigorifiques. On ignore la destination de ces corps, bien qu’une scène puisse faire penser que les cadavres sont ensuite « transformés » en viande et mangés par les humains, ce qui ne peut que faire penser à Soleil Vert.
Le film est difficile à regarder, la bande son est pesante.

Un petit film plein de maladresses, et qui reste assez simple, mais ça vaut quand même le coup de le voir.