Pariah

Pariah c’est un petit film indépendant qu’on doit à Dee Rees qui a déjà réalisé Eventual Salvation en 2008. Ça parle d’une jeune fille noire Lee, ou Alike qui découvre sa sexualité. Elle est attirée par les filles et fréquente les boites lesbiennes en compagnie de Laura, sa meilleure amie, lesbienne elle aussi. Mais si Laura assume son homosexualité, ce n’est pas le cas d’Alike. Celle-ci se change tous les matins dans les toilettes de l’école pour s’habiller comme elle le souhaite. Sa mère surprotectrice et sévère voudrait qu’elle s’habille de manière plus féminine et n’aime pas qu’elle fréquente Laura.

Alike demande à Laura de lui acheter un gode ceinture, et l’essaie, sa sœur rentre dans la pièce à ce moment là et Alike lui demande de ne le répéter à personne. Alike enfile le gode ceinture par dessus son caleçon, enfile un pantalon et se rend dans une boite lesbienne en compagnie de Laura, mais elle est gênée par l’objet et elle finit par s’en aller sans avoir pu l’utiliser. De retour à la maison elle jette le gode ceinture à la poubelle.

Le père d’Alike est flic. Il n’est pas souvent à la maison. Sa mère ne veut plus qu’Alike sorte avec Laura, et lui demande de l’accompagner à la messe et de mettre une jupe. À la sortie de la messe elle rencontre une collègue accompagnée de sa fille Bina et propose qu’Alike fasse le chemin avec elle pour se rendre au lycée. Alike accepte à contrecœur. Au début elle se force à fréquenter Bina, comme le veut sa mère, mais elles finissent par bien s’entendre. Bina l’invite chez elle et finit par l’embrasser. Alike est gênée et s’en va. Le lendemain elle va s’excuser auprès de Bina et elles passent une soirée ensemble qui lui permet de faire l’amour avec une fille pour la première fois. Elle est enfin sure de son attirance pour les filles. Malheureusement pour Alike, ce n’était qu’un jeu pour Bina qui voulait simplement avoir une expérience homosexuelle.

Alike est triste mais trouve du réconfort dans les bras de sa meilleure amie Laura.

Le père d’Alike trompe sa mère, et celle-ci finit par s’en rendre compte, et c’est lors d’une scène de ménage qu’Alike va avouer à ses parents son homosexualité. Sa mère va réagir de manière violente et le père va s’interposer. Alike s’enfuit chez Laura. Elle décide de quitter le domicile familial et de poursuivre des études dans une autre ville. Elle demande l’autorisation à son père qui accepte. Elle essaie de parler à sa mère avant de partir, mais celle-ci la considère comme une étrangère et lui dit qu’elle va prier pour elle.

Alike prend le bus et s’en va. Elle dit qu’elle ne fuit pas, mais qu’elle fait simplement un choix de vie.

Pariah est un film sur l’homosexualité et son acceptation, d’un point de vue féminin et dans un milieu afro-américain. Le film ne s’adresse pas à un public lesbien, comme ça pouvait être le cas dans des séries comme The L Word ou Lip Service, mais à un large public. Comme on peut le voir, le scénario est simple, mais ça fonctionne, et la qualité de réalisation est la. Ça n’en fait pas une œuvre majeure, mais un film engagé de bonne qualité.
Pariah, de Dee Rees avec

Adepero Oduye : Alike
Aasha Davis : Bina
Charles Parnell : Arthur
Kim Wayans : Audrey
Pernell Walker : Laura
Sahra Mellesse : Sharonda

Bande annonce :

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Les Roseaux Sauvages

Les Roseaux Sauvages est un film français d’André Téchiné sorti au cinéma en 1994. C’est la version cinéma d’un téléfilm commandé par la chaîne Arte à André Téchiné, pour la série Tous les garçons et les filles de leur âge… sur le thème de l’adolescence. Le téléfilm avait pour titre Le Chêne et le roseau, d’après la fable de Jean de La Fontaine. Il devait comprendre une scène de boum, que Téchiné avait oublié et a ajoutée après coup. La version télé ne comporte que la première heure du film ; la scène dans laquelle François lit la fable est la dernière scène du téléfilm.
André Téchiné a signé, avec ce film, une œuvre en grande partie autobiographique. C’est le premier film où ont joué Stéphane Rideau, Frédéric Gorny et Gaël Morel. Quant à Élodie Bouchez, il lui a valu le César du meilleur espoir féminin en 1995.

avec

Élodie Bouchez : Maïté Alvarez
Gaël Morel : François Forestier
Stéphane Rideau : Serge Bartolo
Frédéric Gorny : Henri Mariani
Michèle Moretti : Madame Alvarez
Jacques Nolot : Monsieur Morelli
Charles Picot : Le proviseur

L’intrigue du film se déroule en 1962, dans le Sud-Ouest de la France. C’est l’époque de la guerre d’Algérie. La professeur de littérature du village est invitée au mariage d’un de ses anciens élèves maintenant militaire. Elle se rend au mariage avec sa fille Maïté. Celle-ci insiste pour que son ami François l’y accompagne et celui-ci fini par accepter même s’il n’est pas invité au mariage.
On apprend que le militaire se marie non pas par amour, mais pour éviter de repartir en Algérie lorsqu’il demande à la mère de Maïté, Madame Alvarez, responsable de la cellule locale du parti communiste, de l’aider à déserter. Celle-ci refuse de l’aider à déserter. On ignore si elle ne peut pas ou si elle ne veut pas.

François est dans la même classe que le frère de l’appelé, Serge. Au début, les deux adolescents ne s’apprécient pas, car ils se trouvent trop différents. Serge est un grand gaillard du coin, aux manières assez masculines et directes, alors que François est plus sensible et d’une faible constitution physique. Il souffre de tachycardie.

Serge demande à François de l’aider pour ses cours de français, en échange de l’aider pour les cours de mathématiques. En effet, Serge est meilleur en mathématiques et François meilleur en français. François accepte et les deux adolescents deviennent plus intimes. Tous deux dorment dans des dortoirs. Serge dors seul alors que François partage sa chambre avec Henri, un élève renfermé et marginal qui écoute sans arrêt son poste de radio. Un soir Serge et François se masturbent ensemble et font l’amour. François va se rendre compte progressivement qu’il préfère les garçons, mais cela ne sera pas facile à accepter. Dans une scène, il répète devant un miroir « Je suis un pédé », comme pour mieux l’accepter, pour se regarder en face. Cette scène rappelle celle où Jean-Pierre Léaud répète devant un miroir : « Antoine Doinel » dans Baisers volés de François Truffaut, bien que celui-ci ne soit pas homosexuel dans le film.

François va se confier à Maïté qui, elle, ne se sent attirée par personne et rejette pour le moment la sexualité.

François s’intéresse aussi au compagnon de chambre de Serge, Henri. Ce dernier, pied-noir, a quitté l’Algérie où son père est mort. Il critique le général de Gaulle et se révèle pro-OAS.

Serge est appelé lors d’un cours : il apprend que son frère est mort en Algérie. Il voue alors une haine brûlante à Henri, qui soutient la guerre, tandis que la mère de Maïté, rongée de culpabilité pour ne pas avoir pu l’aider, part en cure de sommeil.

Serge dit à François qu’il est attiré par Maïté. François dira à Maïté lors des obsèques du frère de Serge, alors que Serge s’en va parce qu’on a dit que son frère était un héros, d’aller lui courir après. Serge emmènera alors Maïté à la rivière, mais Maïté ne voudra pas faire l’amour avec lui.

Un remplaçant arrive, Monsieur Morelli. Dans la scène où on le voit pour la première fois, il demande à un élève de lire une fable de La Fontaine qu’il a écrite au tableau : Le Chêne et le Roseau. C’est François qui la lit avec enthousiasme. C’est d’après cette fable que la première version du film avait été appelée.

La fable de La Fontaine Le Chêne et le Roseau :

Le Chêne un jour dit au Roseau :
« Vous avez bien sujet d’accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent, qui d’aventure
Fait rider la face de l’eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d’arrêter les rayons du soleil,
Brave l’effort de la tempête.
Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,
Vous n’auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l’orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.
La nature envers vous me semble bien injuste.
– Votre compassion, lui répondit l’Arbuste,
Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu’à vous redoutables.
Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. « Comme il disait ces mots,
Du bout de l’horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L’Arbre tient bon ; le Roseau plie.
Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu’il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l’Empire des Morts.

Monsieur Morelli, cherche à aider Henri à avoir le baccalauréat. Mais ce dernier, révolté par les décisions de de Gaulle et le retrait de la France en Algérie, décide de quitter la ville. Avant cela, il veut mettre le feu à la cellule du PC, tenue par Madame Alvarez. Il y voit Maïté, qui l’invite à entrer, et à qui il cache ses intentions initiales. Tous deux discutent et se découvrent une attirance.

Lassés d’attendre les résultats du bac, François, Maïté et Serge décident d’aller se baigner dans la rivière. Ils rencontrent sur leur chemin Henri, qui n’a pas encore pris son train. Cette ultime scène de baignade estivale est l’occasion de préciser les rapports de chacun avec les autres.

André Téchiné livre un film sensible, profond et bien construit sur l’adolescence, le désir, la naissance de la sexualité, le passage à l’age adulte et le positionnement politique. Le film, d’1h50 prend le temps de développer les personnalités complexes des adolescents et leur évolution. Le personnage de Maïté va lutter pendant tout le film contre le désir naissant en elle pour les garçons, jusqu’à s’y livre à la fin du film, alors que le personnage de François acceptera progressivement son homosexualité. Le personnage de Henri, très renfermé et radical dans ses positions, ne voulant faire confiance à personne, s’adoucira peu à peu au fil du film jusqu’à découvrir l’amour avec Maïté.
Le personnage de Serge est le seul qui ne résoudra rien. Représentant d’abord l’image du mâle hétérosexuel viril et macho, il se livrera à l’amour homosexuel avec François, mais il ne voudra pas recommencer. Son frère mort, il racontera à François qu’il a fait l’amour avec la femme de celui-ci qui était venue l’observer dormir nu dans sa chambre. Serge répète plusieurs fois qu’il aspire à une vie « normale ». Il veut vivre toute sa vie dans son village, dans sa maison. Il dit à François qu’il veut se marier simplement pour être normal, peu importe la femme, à l’image de son frère qui s’était marié par pur intérêt et non par amour. Il semble alors que Serge n’acceptera jamais son homosexualité.
On peut penser à l’échelle de Kinsey. Les enquêtes menées par le professeur d’entomologie et de zoologie Alfred Kinsey au tournant des années 1950 ont permis de constater que homosexualité et hétérosexualité ne sont pas deux orientations sexuelles et amoureuses exclusives. Elles constituent plutôt les pôles d’un même continuum de l’orientation sexuelle. À partir de deux études sur le comportement sexuel des Américains effectuées auprès de quelque 5 300 hommes (en 1948) et de 8 000 femmes (en 1953), Kinsey a conçu une échelle portant sur la diversité des orientations sexuelles.
Cette échelle, graduée entre hétérosexualité (0) et homosexualité (6), avait comme but d’évaluer les individus en fonction de leurs expériences et leurs réactions psychologiques. Voici le tableau :

Score Explication

0 Exclusivement hétérosexuel(le)
1 Prédominance hétérosexuelle, expérience homosexuel(le)
2 Prédominance hétérosexuelle, occasionnellement homosexuel(le)
3 Bisexuel sans préférence
4 Prédominance homosexuelle, occasionnellement hétérosexuel(le)
5 Prédominance homosexuelle, expérience hétérosexuel(le)
6 Exclusivement homosexuel(le)

Ce schéma montre la diversité des orientations sexuelles. Selon Kinsey, tout être humain porte en lui une composante hétérosexuelle et une composante homosexuelle. Celles-ci s’aménageant diversement d’une personne à l’autre, on ne peut finalement établir des catégories sexuelles étanches et « tranchées au couteau ». De plus, s’ajoutent à l’acte sexuel, les questions de sensibilité et d’affectivité qui complexifient davantage les choses.

Selon l’échelle de Kinsey, le personnage de Henri correspondrait à 0, tout comme celui de Maïté. Le personnage de Serge se trouverait entre 1 et 2, et celui de François correspondrait à 6. On ne lui connait en effet pas d’expérience hétérosexuelle.

Bande annonce :

Un autre film appartenant à la série Tous les garçons et les filles de leur âge… sur le thème de l’adolescence est sorti au cinéma : L’Eau froide d’Olivier Assayas.

The Borgias saison 2 épisode 5

The Borgias saison 2 épisode 5

réalisation : Kari Skogland

Dans cet épisode qui s’intitule « The Choice » César Borgia, après avoir mené secrètement, de sa propre initiative, en compagnie de Micheletto dans l’épisode précédent une mission de représailles à l’encontre des français est envoyé par le pape transmettre un message à Catherine Sforza, la sœur de Giovanni Sforza que sa sœur Lucrèce avait épousé.

César Borgia se rend donc à Forli en compagnie de Micheletto pour accomplir sa mission. On apprend que Micheletto est originaire de cette ville, et on rencontre sa mère à qui il fait croire qu’il suit des études de médecine. On apprend également l’homosexualité de Micheletto qu’on avait jusque là seulement soupçonnée, puisqu’il retrouve son ancien amant. On les voit se retrouver le soir dans un cimetière pour faire l’amour alors que de son côté César Borgia tente de convaincre Catherine Sforza de se rendre à Rome baiser la bague du pape. Catherine Sforza retient César et fait retarder sa réponse. Elle le séduit et ils font l’amour plusieurs fois. César Borgia est malgré tout méfiant et soupçonne sa nouvelle maîtresse de vouloir le tuer.

Pendant ce temps della Rovere se rend à Florence pour rencontrer Savonarole alors que le pape Borgia se rend également à Florence pour y rencontrer les Medicis et Machiavel. Savonarole donne son approbation au cardinal della Rovere pour assassiner le pape Borgia.
Pendant ce temps, à Rome, Giulia Farnese, Lucrèce Borgia et sa mère se rendent dans un bordel fréquenté par les cardinaux pour proposer un marché à la maquerelle. Elle donnera les noms des cardinaux qui fréquentent son établissement en échange de travaux de réfection de son établissement.

À Forli Micheletto propose à son amant de le rejoindre à Rome, mais celui-ci refuse. De son côté Catherine Sforza refuse de se rendre à Rome. César l’avait prévenue, soit elle y allait de son plein gré, soit elle y serait menée enchainée. Giovanni Sforza arrive alors et se moque de César et de sa sœur Lucrèce. César le tue alors avec une petite dague. Il avait promis de donner son cœur à sa sœur. Il s’enfuit avec Micheletto alors que les gardes sont à leurs trousses.

Giovanni, Catherine Sforza et César Borgia

Della Rovere rentre à Rome faire part aux siens de l’approbation de Savonarole et ils décident d’un plan d’action pour assassiner le pape. Ils optent pour le poison. Pour cela, l’un d’entre eux devra se sacrifier comme en se faisant passer pour un gouteur. Un jeune moine se porte volontaire.


Le jeune moine qui se porte volontaire pour se sacrifier

Enfin, alors que le pape est rentré à Rome, le plafond de la chapelle s’effondre et plusieurs personnes trouvent la mort sous les décombres. Le pape Borgia semble y voir un signe divin et semble être pris d’une crise de foie aiguë puisqu’il décide de jeuner.

Le Pape Rodrigo Borgia lors de la scène finale de l’épisode

Cet épisode est le premier réalisé par Kari Skogland. On lui devait en 2004 la réalisation d’un épisode de la série sur l’homosexualité féminine The L Word (Listen Up). C’est peut-être ce qui explique les scènes de romance mettant en scène Micheletto dans cet épisode qui peuvent surprendre. En effet, cet épisode est le premier à mettre l’accent sur l’aspect humain du personnage. Celui-ci est né (même si César a du mal à l’imaginer) et a une mère. On apprend qu’il a tué son père, mais on ne sait pas pour quelle raison. Si on pouvait se douter de son homosexualité lors de plusieurs scènes, comme par exemple celle de la première saison où il se fait fouetter par César Borgia, ou lorsqu’il torture les soldats français lors de l’épisode précédent pour obtenir des informations, ici on apprend qu’il est aussi capable de tendresse. Le personnage en prend un coup niveau réputation.
On peut se demander si le développement de cet aspect du personnage est du au scénario original ou si c’est un ajout voulu par la réalisatrice Kari Skogland. On remarquera également que les scènes montrant César Borgia et Catherine Sforza faire l’amour sont filmées avec une certaine pudeur par rapport aux autres scènes d’amour de la série. Si l’on voit les fesses de François Arnaud, Gina McKee reste quant à elle habillée. On aperçoit seulement ses seins par transparence. Un épisode à forte nudité masculine puisqu’on voit également Micheletto nu lorsqu’il fait l’amour avec son amant. Kari Skogland s’est fait plaisir et cela ne déplaira pas à certains.

épisode suivant

Lip Service

Lip Service

Simili-shane, simili L Word ?

L’affiche que nous avons choisi pour Lip Service en dit long. La blonde et la brune, l’ange et le démon, oui, sauf que c’est l’inverse (qui aurait imaginé ?) c’est la blonde, le simili-shane, qui a vécu des choses très dures dans son enfance, qui viens pas d’un milieu facile qui passe pour être le démon, et la brune un ange : coincée, soigneuse. Les deux sont à l’exact opposé, d’abord meilleures amies elles ont eu une aventure, puis une histoire ensemble, et puis la blonde est partie à New York sans crier gare, laissant l’autre en plan à Glasgow pour devenir photographe. La brune, elle, est devenue architecte.

N’est-ce pas un peu facile tout ça ?

Lip Service

Saison 1

Episode 1

Episode 2

Episode 3

Episode 4

Lip Service

avec

Laura Fraser Cat MacKenzie
Ruta Gedmintas Frankie Alan
Fiona Button Tess Roberts
Emun Elliott Jay Bryan Adams
James Anthony Pearson Ed MacKenzie
Roxanne McKee Lou Foster
Heather Peace DetSgt Sam Murray
Natasha O’Keeffe Sadie Anderson
Cush Jumbo Becky Love
Anna Skellern Dr Lexy Price
Adam Sinclair Dr Declan Love