Martha Marcy May Marlene

Attention, article provisoire

Martha Marcy May Marlene

De Sean Durkin, avec Elizabeth Olsen, John Hawkes

Film américain

D’un point de vue pictural, c’est très propre (Gus Van Sant, Lars Von Trier …). C’est pas filmé avec les pieds. Cette beauté de la réalisation, mettant en valeur celle de la comédienne principale, également une belle découverte contraste avec le côté malsain du film. Ce film n’est pas un film sur les sectes, comme on pourrait le croire, c’est un film sur le bonheur. Sur l’aspiration au bonheur et sa fragilité. Sur les certitudes et les doutes. Le film place le personnage principal qui fuit une communauté autonome dont la dynamique sectaire à tourné au drame entre deux mondes, entre deux folies. Il y a ce qui peut apparaître comme sa propre folie, et il y a la folie du couple, la « folie à deux », et la folie collective, la folie de la secte, et celle de la société dans laquelle elle vit. Elle est accueillie par sa sœur qui vit un bonheur précaire avec son mari. Leurs certitudes s’ébranlent quand elle entre dans leur vie. La sœur se demande ce qu’elle aurait pu faire, très sure que son mode de vie et le seul, l’unique, le bon mode de vie. C’est un film sur le mode de vie qui remet en cause un modèle normatif, le modèle américain, accepté et commun, uniforme. On le voit quand le mari ne supporte pas que Martha remette en cause son mode de vie et ses certitudes, alors qu’ils boivent du vin dans des verres aux pieds très prétentieux, ou quand la sœur refuse que Martha se baigne nue dans le lac. Ils sont soucieux du regard des autres. Les enfants, ce n’est qu’un pretexte, on le voit quand ils organisent une fête et que Martha se met en colère suite à une hallucination. Si la sœur semble concernée par ses problèmes, on voit bien que le mari s’inquiète surtout que sa fête soit réussie, et sa réputation préservée. La folie normative, la normopathie est confrontée à un idéal qui s’écroule dans le retranchement, la prostration sectaire et communautaire. Un film très noir qui ne donne pas de solution, comme le laisse présager la fin. Alors qu’on emmène Martha à l’asile de fou, vers une autre folie, une voiture les suit, les ennuis ne sont pas terminés … Il faudra suivre ce jeune réalisateur qui n’en est pas à son premier film.

Nous vous conseillons Revolutionary Road (Les Noces Rebelles) et l’excellent Canine auxquels ce film peut faire penser.

Bande annonce

Deadwood

Deadwood

Deadwood est une série télévisée américaine en 36 épisodes de 50 minutes, créée par David Milch d’après le roman homonyme de Pete Dexter et diffusée entre le 21 mars 2004 et le 27 août 2006 sur HBO.

avec

Timothy Olyphant : Seth Bullock
Ian McShane : Al Swearengen
Molly Parker : Alma Garret
John Hawkes : Sol Star
Paula Malcomson : Trixie
Robin Weigert : Calamity Jane
Powers Boothe : Cy Tolliver
Kim Dickens : Joanie Stubbs

Saison 1

Saison 2

Saison 3