Films vus en janvier 2013

Dernièrement j’ai regardé Le Guetteur, avec Mathieu Kassovitz et Daniel Auteuil. Je lui ai mis 4/20. ça divertit à peine, et le scénario n’est pas particulièrement palpitant.

J’ai vu aussi Frankenweenie (le film) de Tim Burton. Je lui ai mis 10/20. C’est bien, mais je ne vois pas très bien l’intérêt d’en faire un long métrage, le court était très bien.

Dans la série des remake inutiles je demande Total Recall. 2/20. ça n’a pas grand intérêt. Comment Brian Cranston a-t-il pu accepter de jouer la dedans ?

Alexandra’s Project, un film de Rolf de Heer que je n’avais pas encore vu. Un film gênant, dérangeant, mais qui m’a un peu déçu par rapport aux autres. Du coup je ne sais pas trop combien lui mettre. Un film à voir quand même.

Miss Bala, 12,5/20, très belle découverte. Je vous le conseille vivement.

Et enfin Following (le suiveur)

un (ou le premier) film de Christopher Nolan avant qu’il se mette à faire de la merde avec des gens qui s’envolent comme dans Matrix.

Bientôt, pour suivre la mode, je vous envoie mon classement des films de 2012.

J’ai aussi vu :

Le Rêve de Cassandre de Woody Allen

Vraiment pas mal petit Woody Allen sombre ..

et Scoop de Woody Allen également.

Un peu longuet, un peu ennuyeux, moins bien que le Rêve de Cassandre selon moi.

Camille redouble

Aucun intérêt. Je vous conseille plutôt Quartier Lointain qui parle à peu près du même sujet.

 

Burning Man

Non, il ne s’agit pas du festival qui a lieu dans le désert de Black Rock dans le Nevada, mais d’un film australien réalisé par Jonathan Teplitzky à qui on devait déjà « Better Than Sex », sorti en 2001 que je n’ai pas encore vu, mais que je vais peut-être regarder.
En général j’aime bien les films australiens. L’immense Rolf de Heer bien sur, mais aussi récemment « Les Crimes de Snowtown » et « Griff The Invisible ».
Ici je n’ai pas été déçu à part quelques imperfections.
À l’image de l’affiche du film montrant de petites images qui semblent se détacher d’une plus grande, la narration du film est fractionnée, comme si le monteur du film avait décidé de mettre les scènes du film dans un ordre aléatoire. Soit dit en passant c’est le rêve de Peter Greenaway qui essaie de le faire dans The Tulse Luper Suitcases. Mais l’ordre des scènes de Burning Man n’est pas aléatoire.
Burning Man c’est Tom qui est cuisinier. Dans un ordre non chronologique on apprend comment il a rencontré sa femme Sarah, comment ils ont eu un enfant, comment ils ont appris que Sarah avait le cancer, comment ils ont fait face à la maladie ensemble et comment Sarah a décidé d’arrêter la chimio et de quitter l’hôpital, et aussi comment elle est morte, et comment ses rétines ont été utilisées pour les donner à quelqu’un qui perdait la vue, la crémation, et ensuite la manière dont Tom fait son deuil, ou n’arrive pas à faire son deuil, pète les plombs et comment il couche avec les femmes de son entourage jusqu’à une psy et une prostituée, jusqu’à ce qu’il ait un accident ou plutôt qu’il tente de mettre fin à ses jours pour rejoindre sa femme, et qu’il arrive enfin à faire son deuil et « retrouver » son fils. Cette histoire que j’ai tenté de raconter dans l’ordre, le spectateur y a droit par fragments, la chronologie est difficile à suivre. Une narration assez osée, mais qui peut en perdre certains. Le sujet est intéressant, la manière dont il est traité aussi. Pour un sujet sur le cancer, on aurait pu s’attendre à beaucoup de pathos, d’émotions à la petite semaine et de larmes, ce n’est pas le cas. Il y en a, certes, mais avec parcimonie, et le parler franc des personnages est agréable et surprenant. On regrettera un peu trop de scènes avec ce même mouvement de caméra qui se tourne vers le visage de Tom qui se souvient, et qui a les yeux grands ouverts et le regard vide. On a compris. La présence des flammes qu’il voit partout est aussi peut-être un peu de trop.
On notera l’image de la langouste que Tom et Sarah pêchent alors qu’ils sont partis faire du camping sauvage en amoureux et qui s’enfuit, et qui est présente dans tout le film, comme symbole, à la place du crabe qui aurait du être utilisé pour symboliser le cancer, et qui fait donc à peine diversion.
On notera également la belle scène d’accident de voiture de Tom où la voiture fait un roulé boulé et où les aliments sont l’espace d’un instant en suspension dans l’habitacle, et quand, après les médecins retrouvent tout un tas d’organes d’animaux sur Tom qu’ils prennent dans un premier temps pour ses propres organes, une bonne manière de terminer ce film avec humour. C’est quand même autre chose que le prétentieux « De rouille et d’os » …
Notons qu’on retrouve au casting Essie Davis et Anthony Hayes qu’on avait pu voir dans l’excellente mini série « The Slap« .

Burning Man

de Jonathan Teplitzky

avec

Matthew Goode : Tom
Bojana Novakovic : Sarah
Jack Heanly : Oscar
Essie Davis : Karen
Anthony Hayes : Brian
Rachel Griffiths : Miriam
Kerry Fox : Sally
Kate Beahan : Lesley
Gia Carides : Carol
Marta Dusseldorp : Lisa
Robyn Malcolm : Kathryn
Matthew Moore : Luke
Simone Kessell : Oscars Teacher